A un tel point qu'elle attire aujourd'hui les candidats venus de toute la France et la Belgique. Seulement, le nombre de places est limité et seuls les meilleurs peuvent espérer rejoindre la fameuse brigade.
Avec un large périmètre de surveillance et d'investigation, elle réalise régulièrement de « gros coups de filet », car elle connait bien les « points de passage » des principaux trafiquants qui ont succédé aux « Mandrins ».
Ceux-là ne sont plus du tout des « copains de chasse » avec lesquels les douaniers peuvent boire un coup. L'époque a bien changé, mais pas la détermination des gabelous ...
« La zone frontière a bien changé » se souvient Raymond, doyen des douaniers. « J’ai connu « Mandrin » aime-t-il raconter « et cette époque épique où Gabelous et Contrebandiers se faisaient la chasse, tout en se respectant et en « buvant des coups » au bistrot frontalier ».
« Eh oui, sacré Mandrin, je me souviens de cet été, où il avait organisé une « compétition » pour sa successsion. Et de tous ces prétendants qui s'étaient retrouvées à crapahuter dans la forêt de Saint-Michel pour tenter de lui succéder et gagner ainsi son « trésor de guerre ». Je ne sais pas si le « vieux renard » pressentait ce qui allait se passer, mais, avec l’avènement de l’Europe, son « trafic » n’avait plus d’avenir... »
« Plus de poste frontière, quand on est douanier, ça vous fiche un coup au moral de ne plus pouvoir contrôler les allers et retours journaliers Au début, quand on a dû abandonner nos locaux, les anciens avaient les larmes aux yeux, et puis, on s’est adapté… »
Depuis, une brigade transfrontalière a vu le jour : la brigade des Gabelous. Composée exclusivement de douaniers belges et français, elle s'est rapidement imposée comme une unité d'exception.